La Poule de Marans
La race porte le nom de la ville portuaire de Marans en Charente-Maritime où les marins des navires marchands étrangers revendaient des coqs combattants asiatiques. Le croisement de cette population, avec des poules de souche locale, permit l’apparition de la volaille appelée "Marans".
Par une sélection traditionnelle dite "sélection du panier", les fermières mirent à couver peu à peu les œufs les plus gros, les plus roux et les plus solides laissant ainsi apparaître la couleur extra-rouge et le caractère inégalable de "conservation de l’œuf" grâce à l’épaisseur importante de la coquille. La Marans, de par ses croisements successifs, se décline en différents coloris, chacun portant le nom d’une variété : noir cuivré, noir, coucou doré, coucou argenté, blanche, herminé, froment, fauve à queue noire,…
Les éleveurs passionnés s’efforcent aujourd’hui de conserver ces caractéristiques qui font la réputation de la Marans, actuellement représentée par environ 12 000 spécimens.
En 2009, une étude a été faite sur les élevages de poule de Marans en Poitou-Charentes et en Vendée .
L’Oie Grise du Marais Poitevin
Elevée principalement sur les marais communaux, l’Oie Grise produit une viande de qualité, 100% naturelle, et un duvet qualifié de "plume vivante" par les cueilleurs. Malgré ses atouts, cette oie a bien failli disparaître. En 1993, le Parc du Interrégional Marais Poitevin a monté d’urgence un programme de sauvegarde. Trois ans plus tard, des animaux on été distribués aux éleveurs afin de reconstituer des cheptels. Ils font aujourd’hui un retour remarqué.
Très proche de l’oie sauvage, l’Oie Grise du Marais Poitevin montre une grande rusticité. Sur les vastes espaces prairiaux où elle grandit, elle joue son rôle écologique, un rôle complémentaire à celui des autres herbivores. Elle reste une valeur sûre de nos traditions festives et gastronomiques.
Recensement 2009 :
Il existe une vingtaine d’élevages sur lesquels environ 150 Oies Grises du Marais Poitevin ont été recensées à ce jour. Une soixantaine de jeunes sont nés en 2009
| Mâles | Femelles | Jeunes | Eleveurs | dont Nouveaux |
|---|---|---|---|---|
| 29 | 69 | 29 | 19 | 7 |
| Total | 127 |
Caractéristiques de l’Oie Grise du Marais Poitevin
Actuellement, l’Oie Grise du Marais Poitevin n’a pas de standard spécifique homologué. Cependant, certains caractères spécifiques sont importants à prendre en compte dans la sélection.
Son allure, assez vive, dénote un caractère de vigilance, propre aux espèces sauvages et aux espèces domestiquées qui ont une très grande propension à faire respecter leur territoire. Sur le « qui vive », le mâle allonge le cou en le maintenant très droit, le bec vers le ciel. Sur la « défensive », il l’allonge en le maintenant très droit, parallèle au sol à environ 25/30 cm.
En position d’attaque, après une série d’avertissements (corps un peu décalé sur le côté, à l’exception du cou et de la tête toujours face à l’agresseur - sifflements et chuintements) il lance plusieurs cris : « abng ! abng ! abng ! », tout en venant pincer l’agresseur.
Le corps, assez lourd à l’arrière des cuisses, donne l’impression d’un postérieur un peu pesant. Les mâles plus grands que les femelles mesurent 70 cm de long et présentent une envergure de 160 cm. Ils pèsent entre 4 & 5 kg alors que les femelles n’atteignent que 4 à 4,5 kg.
La tête, forte, présente avec le cou, les caractéristiques du « brouteur d’herbe ». Le cou, assez court (25 à 32 cm), est orné de plumes grises formant des rangées qui ont l’aspect de stries ou de sillons. la partie supérieure dorsale est plus sombre sans excès, la partie inférieure ventrale est claire. Le cou d’une oie adulte ressemble à une serviette que l’on aurait essorée à la main. Cet aspect est moins marqué chez le jeune. Le Cercle orbital est rose, les yeux gris.
Le bec est gros, puissant et profilé en forme de coing avec parfois un étroit anneau de plumes blanches à la base ; de couleur rose, il est bordé d’un liseré blanc. L’onglet, partie renflée de l’extrémité supérieur du bec, est blanchâtre. Les narines, légèrement arquées à droites, sont ouvertes.
On remarque un liseré blanc sur le flanc. Les plumes du manteau ont une extrémité droite comme si elles avaient été coupées. Les plumes, dont le bord est blanchâtre, forment des lignes régulières sur toute la partie supérieure de l’oiseau ; chez le jeune, ces plumes sont plus étroites avec une pointe un peu arrondie et un liseré clair moins marqué, le dessin en résultant devient plus ondulant et flou. Les mêmes observations sont valables sur les plumes scapulaires et les plumes alaires. Les plumes claires des ailes sont grises, les mains grises, le manteau gris clair.

Chez l’oie adulte (mâle et femelle), le ventre est tacheté de points noirs en nombre restreint (10 maximum). Les sujets non puberts ne présentent pas cette caractéristique. La queue, au plumage blanc dégradé, est fermée, courte, droite et presque horizontale. Le croupion est blanc et les pattes roses.
Les onglets et des ongles se caractérisent également par la couleur blanche. Les ongles sont légèrement courbés. On note que les onglets pâles sont majoritaires dans la population, mais le caractère « onglet noir et ongles noirs » pourrait servir de base à un standard différencié. Le diamètre des bagues est de 24 mm Quelques défauts ont été observés chez l’Oie Grise : début de caroncule, panouille, plumes blanches au bout des ailes, croisement des ailes sur le dos en position repos, tarses trop jaune orangé, blanc sous le bec (extrait de la journée technique menée par le juge avicole Marylène Le Goff, 16 février 2002).
On peut relever les défauts rédhibitoires suivants :
tête trop massive, trop petite et trop pointue
bec trop court ou tuberculé
oeil bleu
présence d’une huppe
cou court ou trop long, en col de cygne
plumes très foncées, ventralement sous le cou
liseré blanc autour du bec très haut, débordant avec sous ou sans mouchetons
fanons ou ailes tombants
plumes très foncées ventralement ou présence de tâches blanches
mains blanches
queue verticale ou de travers
manteau trop clair, trop foncé
liseré ou plumes au dessin très irrégulier
L’Oie Grise présente les performances suivantes :
ponte 15 à 35 œufs
maximum de production : 7 ans
incubation des œufs : 29/30 jours
coquilles assez dures
petits : bruns au-dessus du corps, teintés de jaune et le ventre jaune foncé
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L’Oie Blanche du Poitou
L’Oie Blanche du Poitou tient sa réputation de la qualité de sa chair, de ses plumes et de son duvet d’un blanc pur. Également très prisée pour la production de peaux et de cuirs, l’Oie Blanche (essentiellement fermière) a compté jusqu’à 300 000 représentantes en 1940. L’avènement des matières synthétiques a porté une coup fatal à la filière. La race doit aujourd’hui sa survie à une poignée d’éleveurs passionnés, soutenus par le Parc Interrégional du Marais Poitevin qui œuvre pour maintenir d’élevage fermier traditionnel.
Origines…
L’origine géographique de l’Oie Blanche du Poitou n’a jamais été clairement déterminée. Il existait bien une oie blanche commune dans la Vienne, mais ses caractéristiques ne correspondaient pas à l’actuelle Oie Blanche du Poitou. En 1934, Pierre METAYER a soutenu une thèse de doctorat vétérinaire sur cette race et il émet l’hypothèse suivante : l’oie blanche du Poitou aurait été importée de Hollande entre le 10ème et le 12ème siècle. Cette oie serait issue de l’oie d’Embden qui ressemble beaucoup à l’oie du Poitou.
Evolution…
Ensuite l’Oie du Poitou s’est adaptée à son nouveau milieu très calcaire qui aurait accentué la blancheur de son plumage. L’essor de l’industrie de préparation des peaux a continué d’influencer la sélection d’animaux toujours plus blancs et sans tache. Au fil des générations et de la sélection, la race Oie Blanche du Poitou s’est fixée avec des caractères qui lui sont propres et héréditaires.
Aujourd’hui…
En 2001 un club regroupant des éleveurs d’oies grises du marais et d’oies blanches du Poitou est créé.
En 2002, le CREGENE avec le soutien du Parc met sur pied l’association de sauvegarde de l’oie blanche du Poitou. Malheureusement ces structures ne seront pas assez vivantes et aujourd’hui il n’existe plus d’association d’éleveurs. Les propriétaires d’oies blanches sont dispersés, ne se connaissent pas entre eux et les gens ont toujours beaucoup de mal à trouver des animaux pour renouveler leur cheptel ou en créer un.
Le rôle du CREGENE est donc de créer un lien entre les éleveurs et d’établir un suivi des animaux, de sorte que lorsqu’un éleveur abandonne il y ait un relais et que les animaux ne soient pas perdus car aux vues des effectifs, ce serait un gros handicape pour la race.
Perspectives…
Analyses moléculaires pour définir l’origine de l’oie blanche (et l’oie grise) pour voir si elle s’est vraiment beaucoup différenciée de son ancêtre et si les individus vivant aujourd’hui forment un groupe homogène et bien diversifié. Donnera des clés pour travailler. Trouver des débouchés économiques et/ou environnementaux pour cette oie. En effet, dans un système comme la polyculture élevage, l’oie trouve sa place puisqu’en plus de fournir une viande de qualité, des plumes, du duvet et voir des peaux, elle peut être utile pour désherber et entretenir les cultures. Les oies ne consomment pas la plupart des plantes feuillues et dans les années 50, on leur a confié le désherbage des champs de coton aux USA (5 à 6 oies par Ha). Elles peuvent également être utilisées pour l’entretien des fossés et douves partout où les engins motorisés ne peuvent pas accéder et elles contribuent à la fertilisation des sols. Bref, que des bonnes raisons d’avoir quelques oies blanches sur une exploitation…
Recensement 2009 :
| Mâles | Femelles | Jeunes | Eleveurs | dont Nouveaux |
|---|---|---|---|---|
| 22 | 40 | 9 | 16 | 5 |
| Total | 71 |
Caractéristiques de l’Oie Blanche du Poitou
| Tête | Bec | Oeil | Cou | Ailes |
|---|---|---|---|---|
| Ronde et courte | Plutôt allongé et fort. Couleur : orangé chez les jeunes, rougissant chez l’adulte, sauf sur l’onglet qui reste rose. Pas de bavette. | Bleu clair | Souple, assez long chez la femelle, plus long et plus fort chez le mâle. | Robustes et collées au corps. |
| Coussinet | Tarses | Cuisses | Pattes | Plumage |
|---|---|---|---|---|
| Abondamment recouvert d’un duvet fin et blanc, notamment sur les ailes. | Forts, plutôt courts chez les jeunes, il paraissent toujours plus longs que chez l’adulte. Couleur : organe foncé. | Fortes et duveteuses | Fortes, larges et écartées. Couleur orange foncé | Blance pur, brillant, non bleuâtre, sans apparence de jaune, aucune plue de couleur. La coquille doit être plaquée au corps. Duvet fort mais fin et fourni. Les jeunes naissent jaunâtres. |
| Poitrine | Corps | Dos | Poids | Ponte |
|---|---|---|---|---|
| très large et très profonde. Pas de fanon. | Plutôt court et ramassé, profond et large, sans panouille caractérisée (sauf chez les femelles en ponte). Queue courte et horizontale. | Court et légèrement incliné en arrière. | Jenues jars : 6 à 7kg Adultes : 8 à 9kg Jeunes oies : 5 à 6kg Adultes : 7 à 7,5kg | Une ou deux pontes par an avec un total de 8 oeufs (jeunes) et 20 à 25 oeufs) (adultes) L’oeuf pèse de 140 à 160 grammes. |
Source : thèse de doctorat vétérinaire de Pierre METAYER, 1934
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